Ces jours-ci, le premier-ministre arménien Tigran Sarkisian a honoré Bruxelles de sa visite. Sarkisian a eu quelques rencontres, dont le thème principal était « l’élargissement des relations avec l’Union Européenne».
Entre autre, comme chaque fonctionnaire arménien, qui se respecte, le premier ministre arménien n’a pas raté la passibilité de se plaindre de l’Azerbaïdjan depuis les tribunes « élevées » européennes.
En particulier, dans son entrevue au journal «European Voice», Sarkisian se plagnant de l’Azerbaïdjan et l’accusant de la « militarisation du Caucase », s’est adressé avec une petite demande à l’Union Européenne. Il a « appelé l’UE à présenter une résolution contre l’Azerbaïdjan pour arrêter la militarisation au Caucase ».
Selon les paroles de Sarkisian, « l’UE doit adopter une déclaration, prévoyant, que la discussion du statut du Haut-Karabakh soit résolue paisiblement. Tigran Sarkisian estime, que l’UE doit menacer de sanctions contre l’Azerbaïdjan en cas d’usage de la force et d’expliquer également en quoi consisteront ces sanctions ».
Mes observations personnelles me permettent de dire, que les mots «doit» et «doivent» sont presque toujours présents dans le lexique des dirigeants de l’Arménie et des figures publiques de ce pays. Il m’est difficile de juger, pourquoi les Arméniens croient, que tout le monde leur « doit » et pourquoi ils ont droit d’exiger des autres la solution des problèmes, qu’ils avaient créés eux-mêmes.
Hélas, dans les questions pareilles, la logique arménienne ne se prête pas toujours à une explication rationnelle. Dans la même interview, Sarkisian a assuré le public européen, que « l’Arménie était assez forte pour maintenir l’équilibre des forces».
Si l’on suit les déclarations des dirigeants arméniens, on peut remarquer, qu’ils ont tendance à se refuter, quant à la question de Karabakh. Ceci est présent dans l’interview de Sarkisian : d’abord, il demande à l’UE de « menacer l’Azerbaïdjan », après il dit, que l’ « Arménie est assez forte ».
On remarque une pareille tendance chez les experts et les hommes politiques arméniens. Je ne pense pas, qu’ils souffrent tous de dédoublement de la personnalité. Plutôt, ils essaient de dissimuler leur peur, mais ils n’y arrivent pas vraiment.
Je voudrais rappeler aux voisins, que l’Azerbaïdjan n’a pas l’intention d’attaquer l’Arménie. Ils peuvent dormir tranquillement. L’Azerbaïdjan est intentionné de profiter de son droit à l’autodéfense, fixé dans chaque pays.
Tigran Sarkisian et son chef Serges Sargsian devraient savoir que « la personne assise dans une maison de verre ne devrait pas jeter des pierres… ».
Ali Hajizade



